Bâtir du durable en convivialité #3 – Alimentation et frugalité

Cet article a été écrit par Braconnier du Cosmos, le 16 décembre 2018

Mieux vivre la simplicité avant la facilité: Petites recettes frugales


Pour bon nombre, le lait de vache n’est pas facile à digérer et pose de vrais problème pour les personnes sensibles aux cholestérols, du fait qu’il est plein de lactose et de caséine, pour le remplacer je conseille les oliéagineux, de part le lait de noisette et le rejuvelac (boisson de graines fermentées). La noisette est un oléagineux très apprécié à l’instar de l’amande. Les oléagineux sont tous très riches en minéraux : calcium, protéines, fer, zinc, phosphore, magnésium, en particulier en cas de carences.
Pour la fabrication de boissons (lait noisette par exemple), après le trempage des noisettes durant 12 heures dans l’eau, et 24h pour les amandes qui a pour but de faire ressortir les minéraux précédemment cités, ce processus de pré-germination augmente ainsi les qualités nutritionnelles. On les égoutte, on les place dans un verre doseur et on mixe très finement à l’aide d’un « mixeur plongeant » (ou autre invention de par chez vous) en y ajoutant de l’eau et on passe cette préparation dans un « chinois » très fin. Cette recette de lait végétal vaut pour tous les oléagineux !

* Les sirops maison : À la saison marquée par un surplus de pommes, les compotes de pommes sont bien utiles pour la conservation mais on peut varier, avec le moins connu « sirop de pomme » : On compte ainsi pour une bouteille : environ 6 pommes, 200 g de sucre non raffiné, 2 citrons, 10 cl d’eau et un bâton de cannelle ou une gousse de vanille.
La préparation : On lave, on coupe en dés les pommes sans les éplucher; on les mélange dans un saladier avec le sucre, le jus des citrons et de l’eau. On fait cuire ce mélange au bain marie pendant 3 heures, on laisse refroidir puis on tamise cette purée de pommes à travers un linge ou une passoire très fine (ou collant, mousseline). On met en bouteille et on conserve au frais.

* Le sirop de fleurs de sureau : Dans son jardin, on peut laisser un arbre (Sambucus nigra) pour les fruits : confitures, et un autre pour les fleurs : sirop. Les fleurs sont en forme d’ombelles et sont très odorantes au printemps, elles sont aussi comestibles crues et très bonnes au goût, autant que les fleurs de tilleul.

Venons-en au sirop. Pour une bouteille, on lave, on sèche les rondelles de citron. Dans un 1L d’eau, on porte à ébullition et on ajoute les fleurs (X10), un peu de sucre roux et les rondelles de citron. Ensuite, on mélange avec une spatule en bois durant 10 à 15 min sans jamais laisser bouillir. On retire du feu, on couvre avec un torchon et on laisse macérer durant 4 jours. Pour finir, on filtre à travers un chinois très fin ou un collant et on porte encore le sirop à ébullition. Puis on laisse refroidir et on met en bouteille. En ce qui concerne les fruits, on met les baies dans une casserole et on les recouvre d’eau, puis on amène à ébullition en remuant fréquemment. On écrase les baies dans la casserole pour en exprimer le jus et on filtre à l’aide d’une mousseline. On ajoute du miel liquéfié, puis on met en bouteille avant de placer au réfrigérateur ou dans une glacière au jardin.

Remarque: comme pour le lait végétal d’oléagineux, ces recettes de sirop se font avec toutes fleurs comestibles de certains arbres et arbustes.

Pour les sirops d’herbes aromatiques de type menthes et mélisses : On lave et effeuille, pour porter à ébullition ½ l d’eau en ajoutant 500g de sucre roux non raffiné. Quand cette eau sucrée s’épaissit un peu, on y ajoute les feuilles de menthe et on laisse frémir 10 min. Même jeu et même couleur que pour la majorité des sirops, on couvre avec un torchon sa casserole et on laisse macérer. Dans le cas des herbes, ça sera juste 24h en moyenne et on filtre avec un linge ou un collant (ou chaussette très fine), on met en bouteille et on place au frais.

* Soupe suédoise de fruits sauvages, pour l’entrée ou le dessert : Pour les cueillettes de fruits sauvages comme les cenelles d’aubépines et les cynorhodons des églantiers, qui sont tous les deux des fortifiants pour l’organisme en vitamines C, B2 et A (très adapté en intersaison en mixant avec la sève de bouleau et le jus d’ortie), on peut fabriquer ces soupes dès le début de l’automne (à maturité des fruits).

Panier de Cenelles (Aubépine) et de cynorhodons (Églantier)

Panier de Cenelles (Aubépine) et de cynorhodons (Églantier)

Pour 300g de fruits/baies, sucre ou sel, 25cl de lait et crème. On coupe les fruits pour enlever les graines et les akènes à l’intérieur, on les rince, on les fait cuir pour les ramollir. En ce qui concerne la durée c’est selon le toucher et cela varie au niveau de la dureté et la grosseur des baies. On passe au mixeur pour obtenir une purée assez liquide, on ajoute 20g de sucre ou de sel pour le choix d’une entrée, on fait tiédir le lait et on le verse sur la purée. On porte tout cela à frémissement et on remue constamment jusqu’à épaississement. Au moment de servir, sans obligation on peut épaissir en y ajoutant une 1 c. à s de crème.

* Cuisine anti-gaspillage : on peut faire des soupes aux fanes de radis et bien d’autres. Dans un « fait tout », on peut faire revenir un oignon dans un peu d’huile, en y ajoutant 2 pommes de terre ou topinambour coupés en rondelle, une gousse d’ail et les fanes. On fait revenir en remuant. On recouvre d’eau et on laisse cuire 20min à couvert et on mixe à la fin. Ces soupes se font avec d’autres plantes sauvages du jardin ou de légumes perpétuels comestibles comme l’arroche ou le chénopode, enfin on peut réaliser des gaspachos en mixant nos fanes avec des concombres ou des tomates, ail et oignon et en ajoutant de l’huile d’olive, du vinaigre de cidre, de l’eau, sel, et du poivre et on mélange. Et on peut servir !

Assiette de fanes de légumes

Salade frugale composé surtout de fanes de légumes

Cet article dépend du thème Terrain.

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